Journée mondiale de la Terre
Aujourd’hui, le 22 avril, marque la Journée mondiale de la Terre, un moment clé pour réfléchir à l’impact que nous avons sur notre planète et à la manière dont nous pouvons agir pour la protéger. Cette année, le thème est « Planet Vs Plastic », un appel à l’action contre l’un des plus grands ennemis de la nature : le plastique.
Le plastique est partout, de l’emballage des aliments que nous mangeons aux bouteilles d’eau que nous buvons. Mais sa commodité a un coût élevé. Chaque année, des centaines de milliers de tonnes de plastique finissent dans nos océans, menaçant la vie marine et, au final, notre propre existence.
L’Europe se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale, et l’Italie contribue directement à 15 % des plastiques qui polluent nos mers et océans.
Cette Journée de la Terre nous appelle à un engagement collectif pour réduire de 60 % les plastiques d’ici 2040 et éliminer le plastique à usage unique d’ici 2030.
Le plastique est entré dans nos économies en innovant des secteurs entiers et en améliorant la vie de cinq générations de personnes, mais nous devons désormais faire face au problème de son élimination et de son remplacement, lorsque c’est possible, par des matériaux biodégradables.
La révolution du plastique a commencé au XIXe siècle, avec la création de la celluloïd par John Wesley Hyatt en 1869, ce qui a marqué la naissance des premiers objets en plastique. C’est toutefois au XXe siècle que le plastique a véritablement transformé notre économie et notre société.
Dans les années 50 et 60, l’innovation dans le domaine du plastique a atteint de nouveaux sommets, avec l’introduction de matériaux comme le polypropylène et le polyéthylène haute densité, qui ont encore élargi ses usages. Ces avancées ont entraîné une hausse exponentielle de la production de plastique, passant de :
1,5 million de tonnes en 1950 à près de 300 millions de tonnes aujourd’hui.
Nous ne pouvons pas ignorer la menace silencieuse des microplastiques, particulièrement dangereux car souvent invisibles à l’œil nu. Une étude menée en Italie a révélé que 35 % des poissons et des invertébrés dans la mer Tyrrhénienne centrale avaient ingéré des microplastiques1. Cela signifie que, même si nous ne mangeons pas directement du plastique, il entre dans la chaîne alimentaire et nous parvient via les poissons que nous consommons régulièrement, comme les anchois et les maquereaux.
Tout aussi préoccupante est la pollution plastique des sols. Les fragments de plastique se désagrègent et s’infiltrent dans le sol, devenant des microplastiques difficiles à éliminer et pouvant nuire à la biodiversité végétale et animale2. Ce problème est particulièrement grave, car le sol est un élément essentiel de notre sécurité alimentaire et de la santé des écosystèmes.
Alors que nous célébrons la Journée mondiale de la Terre, il est essentiel de se rappeler que chaque morceau de plastique jamais produit existe encore sous une forme ou une autre, et continuera d’exister pendant des siècles. Cette prise de conscience doit nous guider vers un avenir plus durable, où l’innovation et la responsabilité avancent de pair dans la création de solutions alternatives au plastique.
1-Microplastiques dans les poissons… et à table ! - Greenpeace Italie
2-Le macro problème des micro et nano plastiques dans les sols (fondazionecapellino.org)
